le recyclage des formes

N°32 SS19
Gabrielle Hamilton Smith

La mode n’inventerait plus rien. Elle ne ferait que recycler, ressusciter, remixer. Elle ne serait plus capable que de farfouiller mélancoliquement – ou hystériquement – dans ses propres archives, dans les greniers de sa gloire et de son inventivité passée…

the recycling of forms

🇬🇧
N°32 SS19
Gabrielle Hamilton Smith

Fashion seems to no longer invent anything, it only recycles, resurrects, remixes. Apparently it’s only capable of wandering sorrowfully – or hysterically – amongst its own archives, in the attics of its glory and its former creativity. It’s even content to simply recuperate, as they are, forms that it invented ten or twenty years ago at best…

la mode contre la mode

N°31 FW18
Gabrielle Hamilton Smith

Durable, éco-responsable, éthique… le design a retrouvé une raison d’être en verdissant ses process et ses objets – bien souvent surabondants. Quid de la mode ? Si les préoccupations écologiques sont présentes, elles entrent en conflit avec le désir de mode, qui se laisse difficilement dicter sa loi.

la mode sans le sou

N°30 SS18
Gabrielle Hamilton Smith

« On a fait comme ça parce qu’on n’avait pas d’argent. » « Parce qu’on n’avait pas le choix. » Défiler dans des lieux miteux, pratiquer le casting de rue (ou de proches), récupérer, recycler, montrer des vêtements inachevés…

de vrais vêtements ?

N°27 Spring 17
Gabrielle Hamilton Smith

L’opposition entre mode et vêtements, sous-entendu entre habits futiles et « vrais vêtements », nourrit aujourd’hui le travail et le discours de certains designers, se donnant pour projet de revenir à un vêtement « réaliste ». Mais de quoi est-il question quand on parle de vêtement « réel » ou de « vrai » habit ?

le vêtement comme libido

N°25 Fall 16
Gabrielle Hamilton Smith

Que désire-t-on quand on a envie de mode ? De distinction sociale, de pouvoir érotique ? Peut-être d’air frais tout simplement, d’un ciel nouveau. Changer de vêtements comme on changerait de vie en rêve : voilà certainement l’un des fondements souterrains de ce que l’on peut appeler la pulsion de mode.